Le bilan de graphothérapie et les séances

On établit tout d’abord un bilan complet des possibilités et difficultés de l’enfant, de l’adolescent ou de l’adulte face à l’écriture lors d’un entretien approfondi sur les circonstances qui ont précédé l’apparition des troubles de l’écriture, et de tests permettant d’observer :

  • des écrits actuels et antérieurs,

  • la posture, la tenue de l’outil scripteur, le geste graphique,

  • la vitesse d’écriture,

  • l’analyse du tracé,

  • la latéralité,

  • si nécessaire, l’orthographe, la lecture…

À l’issue du bilan complet, si un trouble de l’organisation ou de la croissance de l’écriture est décelé, des séances de remédiation personnalisées seront mises en place.

LES SEANCES

Il ne s’agit pas de faire faire des lignes d’écriture aux patients. Il est primordial de dés-associer la motricité graphique de la communication écrite qu’elle supporte afin de restaurer les gestes fondamentaux pour acquérir ou retrouver aisance, lisibilité, rapidité tout en respectant l’écriture de chacun.

Selon les besoins, on pourra amener le patient à :

  • rectifier sa posture et/ou la préhension de l’outil scripteur,
  • faire des exercices gestuels pour renforcer le développement musculaire et l’assouplissement des différents membres du corps intervenant dans l’écriture,
  • réaliser des exercices graphiques en utilisant des formes simples, préfigurant les lettres.

On sera attentif à travailler la relaxation globale, la détente du geste graphique, le rythme, la souplesse, le contrôle, la direction…

La prise en charge peut intégrer également des activités de Brain Gym ® (Éducation Kinesthésique).

C’est une méthode basée sur un ensemble de mouvements simples et ludiques qui peuvent être pratiqués par tous. Ces mouvements ont pour but d’équilibrer différentes compétences physiques impliquées dans des apprentissages comme l’écriture, la lecture…, et ainsi de les optimiser.

La durée et la fréquence de la prise en charge sont variables. Elles dépendent de l’origine et de la gravité du problème mais aussi de la motivation et de l’investissement du patient. Le plus souvent, la prise en charge est  d’environ 8 à 10 séances, à raison d’une séance par semaine.

Chaque séance dure 50 minutes. Pour la graphothérapie pathologique et clinique, en général, la séance n’excède pas les 30 minutes.

Il n’y a pas prise en charge par la sécurité sociale. Dans le cas d’ouverture de droits à la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées), elle peut être incluse dans l’enveloppe attribuée. Certaines mutuelles acceptent d’étudier une prise en charge partielle ou totale.